Discours de M. Fouchard, conseiller général
M. Fouchard, conseiller général, évoque les tragiques souvenirs de la grande guerre, l’angoisse et la douleur des cœurs.
Inclinons nous respectueusement, dit-il devant ces nobles victimes de la justice et du droit et conservons pieusement le souvenir des actes héroïque qu’ils ont accomplis et des sacrifices qui ont fait leur vie, dans l’intérêt de la France et de la civilisation.
D’autre part, soutenons ceux qui pleurent l’être chéri, englouti dans la fournaise. Nous devons une aide constante, morale et matérielle, aux mères, aux veuves et aux orphelins de tous ceux qui ont versé leur sang pour la défense de la Patrie : ce sera, en effet, la meilleure façon de rendre hommage à ces chers disparus.
Notre sympathie et notre reconnaissance vont également à nos glorieux blessés et mutilés, ainsi qu’à tous les combattants et artisans de la victoire.
Tous ont rivalisé d’ardeur, de courage et d’abnégation pour nous épargner la servitude allemande et maintenir à notre chère Patrie le rang qu’elle doit occuper dans le monde. Aussi, ont-ils les mêmes droits à notre respect et notre gratitude.
Nos ennemis d’hier voudraient aujourd’hui se soustraire aux obligations du traité qu’ils ont signé. Nos morts ne permettront pas qu’une pareille injustice soit commise, déclare M. Fouchard, qui termine ainsi son discours :
Si un jour, la Patrie a de nouveau besoin du secours de ses enfants, sachez-vous montrer les dignes continuateurs de vos aînés, car si vous hésitiez à faire votre devoir, les âmes de ceux dont les noms sont gravés sur cette pierre surgiraient pour vous crier vengeance et vous montrer le chemin de l’honneur.
Espérons et souhaitons de tout cœur que la civilisation en marche évitera un nouveau cataclysme, fera surgir de nouvelles démocraties et contribuera à la fraternité des peuples.
Héros d’Henrichemont, qui avez généreusement consenti le sacrifice de votre vie pour sauver la France et la République, je m’incline respectueusement devant ce monument qui rappela votre souvenir et transmettra vos noms à la prospérité, et je salue fièrement votre gloire immortelle.
Source: La semaine berrichonne, le 18 mai 1922. . Transcription Monumentsducher1418