Discours de M. Anselme, délégué de la Fédération des Combattants du Cher
Mesdames,
Messieurs,
Mes chers camarades,
Je suis très touché par l’honneur qui m’échoit aujourd’hui, et je vous en remercie de tout cœur. C’est avec mon sentiment de patriote lorrain que je viens vous remettre ce drapeau, image de la France, pour lequel vous avez combattu et dont, tout à l’heure, notre cœur à tous débordera d’émotion quand on fera l’appel des enfants d’Henrichemont qui sont tombés pour sa défense.
Ce drapeau sera le symbole du « Ralliement, qui rassemble la grande famille des mutilés, des anciens combattants, des veuves, des orphelins, des ascendants du canton d’Henrichemont, où les mains se serrent et se tendent, où battent les cœurs, où se multiplient la prévoyance et la générosité dans une inviolable et féconde solidarité.
Vous avez si bien compris cette solidarité qu’aussitôt après la création du « Ralliement », vous l’affiliez à la Fédération du Cher, et, par cette voie, vous allez prendre place dans le sein de l’Union Fédérale, le plus belle, la plus puissante des organisations de France, qui groupe aujourd’hui 300.000 membres.
Nouvellement venus parmi nous, vous n’avez pas encore pu apprécier l’action de l’Union Fédérale ; mais, mardi dernier, par la voie de son Bulletin officiel, vous avez eu connaissance des travaux du Congrés de Marseille et vous avez pu mesurer l’étendue de la tâche qui nous reste à accomplir.
Notre action ne se limite pas seulement à assurer la réparation du dommage qui nous a été causé ; elle s’étend aussi vers le but suprême, dicté par l’ultime pensée de ceux qui sont morts ; c’est que la dernière guerre soit la dernière des guerres ; et l’adhésion de notre Fédération à l’Association française pour la Société des Nations en est la plus belle démonstration.
Nous comptons sur votre activité pour seconder nos efforts pour que ce rêve devienne une réalité, pour que l’humanité, délivrée de la guerre et affranchie de la haine, puisse s’élever sans cette par le travail fécond, dans la pais, la concorde et la fraternité.
C’est avec cet esprit que je vous remets cet emblème, avec l’espérance que vous saurez u inscrire des victoire qui seront : Paix, Justice, Humanité !
Source: Le Journal du Cher du 30 avril - 1er mai 1923.. Transcription Monumentsducher1418