Discours de M. l’adjoint
Mesdames, messieurs,
Dès la fin de la guerre, un grand nombre de commune françaises, ont songé à rappeler par un monument durable, la mémoire de leurs fils tombés à l’ennemi.
La Commune de Morlac, animée des mêmes sentiments, a voulu symboliser dans la pierre sa gratitude douloureuse pour les jeunes gens qu’elle a donnés à la France. Ils sont morts ! Près de 1.500.000 ont arrosé de leur sang jeune et sain les plaines où se jouaient les destinées de l’humanité. Ils sont morts ! Mais en mourant, ils nous ont légué, avec le devoir de parachever leur tâche cet autre devoir tout de piété et d’amour que nous remplissons aujourd’hui.
Ce sont les liens naturels de la famille qui nous inspirent à nous, leurs pères et leurs frères, le culte du souvenir. Mais nous avons voulu que nos enfants, que les enfants de nos enfants, que les générations qui se succéderont dans la France éternelle n’oublient jamais qu’ils leur doivent leur indépendance nationale. Nous avons voulu qu’ils conservent toujours dans leur mémoire le grand enseignement qu’ils ont donné d’une abnégation sans égale à un idéal sans exemple d’une héroïque guerre à la guerre.
C’est au pied de ce monument que viendront chaque année se souvenir et pleurer les foules recueillies. Il sera pour notre commune, en même temps qu’un ornement esthétique du plus haut intérêt, un témoignage permanent de notre gratitude envers nos grands morts.
Source: L'Avenir du Cher N°1904 du 30 mai 1921 Transcription Monumentsducher1418
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