Discours de M. le Prefet
Le Préfet prend ensuite la parole pour dire qu’il a tenu à répondre à l’invitation de la ville de Dun afin de venir déposer au pied du Monument les lauriers de la République.
Il adresse un souvenir ému à tous les disparus, à leurs familles, aux blessés et mutilés et les comprend tous dans l’hommage qu’il apporte au nom du Gouvernement.
Il vante l’heureuse inspiration de l’artiste qui a modelé le bronze et en a tiré un Berrichon rieur et plein d’entrain qui personnifie si bien le frame sourire du soldat français.
Ce visage souriant représente ce que fut le moral de nos troupes qui, ainsi qu’on l’a dit, mais qu’on ne saurait trop répéter, semblaient comme leurs ancêtres de 1794 clamer que « la victoire en chantant leur ouvre la barrière » par où l’on sauvera la Patrie.
Elle fut sauvée ! Gloire en est aux héros. Quant aux survivants, il leur appartient de crier « Haut les cœurs » pour que la France se maintienne grande et forte, prospère, humaine, pacifique.
Grande et forte, par l’union de nos efforts d’intelligence et de cœur ; prospère, par notre travail de tous les jours, l’ordre dans la cité, la tolérance dans les esprits ; humaine, par la pratique d’une solidarité toujours plus large, plus généreuse, plus fraternelle ; pacifique, par notre volonté affirmée, imposée s’il le faut, de la justice et du droit.
Il termine en disant que, devant la Monument, qui perpétue la mémoire des enfants de Dun, Parnay et Contres, tombés pour la Grande cause, il vient de renouveler les serments de la République.
Source: La Dépêche du Berry des 13 et 14 novembre 1922. -Transcription Monumentsducher1418