Second discours de M. Bidault
Au nom de la société des Anciens Combattants de Saint Germain du Puy, le viens saluer la mémoire et proclamer au pied de cette pierre les ineffaçables mérites de ceux de nos camarades qui ont versé leur sang pour défendre la Patrie contre ses éternels ennemis.
Un mot me suffira pour dire leurs mérites ; Ce sont eux qui nous ont valu la victoire ! Oui, mes camarades, c’est vous qui l’avez forgée par votre sacrifice. Tous les passants qui épelleront vos noms gravés sur cette pierre seront envahis par le sentiment de deuil, mais de noble fierté qui forme la sublime couronne de ce village. De cette humble bourgade, diront-ils aussi, sont partis les géants qui soutinrent la lutte. Dans ces modestes maisons sont nés et ont grandi ces Français, accourus du travail au combat, qui, pendant quatre ans, par leur merveilleux courage et leur indomptable ténacité, firent l’admiration de l’Univers.
Oui, à vous, chers camarades, notre souvenir indéfectible ; à vous, notre reconnaissance la plus entière !
Je salue en vous les artisans de notre liberté, les défenseurs les plus résolus de la justice et de a grandeur humaine. Nous ne voulons point vous pleurer, mais vous grandir, car vous êtes notre puissance ; et notre propre grandeur et la grandeur du pays s’élèvent sur vos tombeaux !
Source: Le Journal du Cher du 8 mai 1923. Transcription Monumentsducher1418
Repères:
Maires de l'époque:
-Isidore Gitton (1908-1935)
Population:
1911 = 989
1921 = 967
Discours de M. Bidault
Mon général,
Au nom de la société des Anciens Combattants de Saint Germain, je vous remercie de l’honneur que vous nous faites en nous remettant ce drapeau, dont les couleurs rallieront toujours nos cœurs parce qu’elles sont les couleurs de France.
Groupés dans une Association qui grandit tout les jours, les anciens poilus de 70 et ceux de la Grande Guerre, soudés entre eux par les sacrifices consentis au salut de la Patrie, seront fiers de voir flotter, en tête de leur colonne, le drapeau qui guida leur courage sur le champ de bataille.
Cet étendard, mon général, restera entouré de notre affection. Si nous n’avons plus à monter autour de lui la garde avec la baïonnette au bout du canon, nous monterons fidèlement la garde de nos cœurs. Nous lui ferons une protection par la noblesse de notre attitude.
Confié à notre honneur, cet étendard sera toujours vénéré par nous comme l’image de la France, à laquelle, nous, combattants, nous avons offert tout ce que nous avions de meilleur ; il nous sera toujours cher, enfin, parce qu’il sera pour nous un souvenir éloquent de l’héroïse de nos camarades tomber pour le défendre, le sauver et le glorifier !
Source: La dépêche du Berry du 7 mai 1923. Transcription Monumentsducher1418
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